Au Salon de l’agriculture 2025, l’attention s’est portée de manière remarquable sur les chevaux Comtois, star incontestée de cette édition repensée. En l’absence des Montbéliardes, ces fameuses races bovines pourtant traditionnellement à l’honneur, les chevaux de trait comtois du Jura ont su captiver les visiteurs et les professionnels. Les éleveurs, passionnés et fiers de leur terroir, ont présenté avec excellence leurs meilleurs sujets, notamment à travers des épreuves de modèle et d’utilisation. Ce Salon inédit a offert une visibilité précieuse à une filière en pleine renaissance, illustrant la richesse de l’élevage équin dans un département où la tradition et le savoir-faire agricole s’inscrivent dans une longue histoire.
Un Salon de l’agriculture inédit : l’essor remarquable des chevaux Comtois dans le Jura
Traditionnellement, les allées du Salon de l’agriculture à Paris résonnent des pas lourds des bovins Montbéliards, joyau de la race bovine régionale, emblème économique et culturel du Jura et des régions voisines. Toutefois, en 2025, un changement notable s’est opéré : les Montbéliardes sont absentes, exclues notamment à cause de contraintes sanitaires liées à des épidémies affectant certains élevages bovins. Cette absence occasionne un décalage bouleversant dans la scénographie habituelle du salon, poussant les organisateurs à valoriser d’autres secteurs.
Le choix s’est logiquement porté sur les chevaux de trait, en particulier les chevaux Comtois, présents avec une intensité rarement égalée. Dans le hall 1, les équidés bénéficient désormais d’un pavillon spécifique avec une carrière dédiée, où les démonstrations quotidiennes mettent en lumière leur polyvalence, leur tempérament dynamique et la finesse de leurs allures. Ce repositionnement commence à susciter un vrai engouement, notamment auprès des jeunes générations et des amateurs de l’élevage minutieux des races de chevaux de trait.
Cette saison est également marquée par la valorisation d’animaux jurassiens, fiers représentants du terroir. Parmi eux, figurent deux juments issues du territoire qui concourent dans l’épreuve « Modèle et allures », ainsi qu’un cheval comtois engagé dans l’épreuve montée du très convoité Trophée d’utilisation inter-races. C’est un véritable zoom sur la qualité des élevages locaux, souvent méconnus, qui mettent en avant un savant équilibre entre robustesse et sensibilité, indispensable pour ces chevaux au travail, mais aussi pour les disciplines équestres modernes.
Les organisateurs ont ainsi su transformer une contrainte en opportunité, soulignant la nécessité de diversifier les représentations agricoles. Le salon devient un formidable espace pédagogique, révélant au grand public que l’agriculture ne se résume pas aux bovins mais intègre aussi une large gamme d’élevages passionnants, parmi lesquels les chevaux Comtois tiennent aujourd’hui une place de choix.

Portrait de Looping du Val d’Arçon et de sa cavalière : un binôme jurassien prêt à marquer le Salon
Au cœur de cette mise en lumière des chevaux Comtois se trouve Looping du Val d’Arçon, un splendide alezan crin lavé âgé de quatre ans et demi. Il s’agit d’un exemplar fidèle de la race comtoise : robuste, élégant, doté d’une musculature harmonieuse et reconnu pour son tempérament parfois têtu mais d’une sensibilité remarquable. Looping est l’image du cheval de trait comtois capable de démontrer à la fois puissance et finesse, des qualités essentielles pour les épreuves du Salon.
Élevé par Pierrick Bôle-Richard à Aresches, un hameau du Jura, Looping est plus qu’un simple animal de concours : c’est un véritable partenaire de travail dont la relation avec son mentor est quasi fusionnelle. Cette complicité est essentielle dans les sports équestres, car la race comtoise, sensible comme une « éponge émotionnelle », nécessite une approche particulière, mêlant patience, compréhension et exigence. Pierrick insiste d’ailleurs sur la nécessité d’une concentration absolue lors des compétitions, car Looping peut vite dérailler si l’attention n’est pas totale, mais devient exceptionnel lorsqu’il sent l’engagement total de son cavalier.
La jeune cavalière Faustine Jandot-Coeurdevey, 17 ans, originaire de Pontarlier, incarne parfaitement cette dynamique. Elle est déjà expérimentée dans plusieurs pratiques équestres, notamment la voltige, un atout certain pour maîtriser les déplacements latéraux et exigences techniques de Looping. Ensemble, ils représentent fièrement le Jura et défendent la race comtoise dans le prestigieux Trophée d’utilisation inter-races, mêlant performance individuelle et représentation collective.
Cette participation met aussi en avant l’aspect éducatif et formateur de l’élevage chevalin local, où des jeunes passionnés prennent le relais pour perpétuer des savoir-faire traditionnels tout en intégrant les exigences des sports modernes. Cet équilibre est essentiel pour maintenir une filière vivante et valorisée. Pour en savoir plus sur l’élevage et les techniques de débourrage des chevaux dans la région, le site spécialisé offre un panel d’informations précieuses.
Les Montbéliardes absentes : un vide notoire dans la race bovine au Salon 2025
Aux yeux de nombreux passionnés d’élevage, l’absence des Montbéliardes a créé un vide palpable dans la représentation des races bovines. Réputées pour leur productivité laitière et leur rusticité, ces vaches représentent depuis longtemps le visage agricole du Jura. Leur absence au Salon de 2025 s’explique principalement par des enjeux sanitaires nationaux liés à certaines épizooties qui ont limité les déplacements et expositions des troupeaux.
Cette inadéquation avec la tradition jureoise a suscité une vraie déception chez les éleveurs et visiteurs dont la visite est souvent motivée par la présentation de cette race emblématique. Pourtant, cette situation a permis une réflexion profonde sur la place accordée aux autres acteurs du monde agricole, notamment le cheval de trait, souvent éclipsé par la notoriété des bovins.
Il est notable que cette absence, si regrettée soit-elle, souligne aussi les interdépendances complexes de la filière agricole et la nécessité d’une gestion rigoureuse des ressources pour préserver la santé animale. Le secteur bovin se replie temporairement pour mieux revenir. En attendant, les éleveurs de chevaux de trait du Jura profitent de cette fenêtre pour valoriser leur patrimoine. La rivalité amicale entre races apporte une nouvelle dynamique au Salon et contribue à une meilleure connaissance des qualités spécifiques des chevaux, comme les comtois, valorisées aussi dans des projets de travail forestier et d’agriculture durable.
Les conséquences économiques ne sont pas négligeables, incitant à une diversification stratégique au sein des exploitations professionnelles pour intégrer au mieux élevage bovin et équin, dans une logique de complémentarité et de respect des terroirs locaux.
Excellence et innovation dans l’élevage des chevaux Comtois : le savoir-faire jurassien renforcé
Le Jura est reconnu pour son élevage de chevaux de trait, notamment les Comtois, dont la robustesse et l’adaptabilité ont longtemps servi les besoins des paysans et forestiers de la région. En 2025, cet élevage a pris une nouvelle dimension, portée par des initiatives qui conjuguent modernité et respect des traditions.
Au-delà de la simple présentation au Salon, les éleveurs locaux développent des méthodes innovantes dans la sélection génétique, le débourrage et la valorisation multipurpose. S’appuyant sur des connaissances approfondies des caractéristiques race, certains projets travaillent à améliorer la polyvalence des chevaux pour des tâches spécifiques comme le débardage en milieux forestiers, une filière en plein essor, accessible aussi grâce à des formations adaptées.
Cette orientation profite à la filière agricole en permettant une substitution partielle des machines lourdes par des équidés plus écologiques, contribuant ainsi à des pratiques sylvo-agricoles plus durables. Le cheval comtois, que l’on peut découvrir plus en détail à travers les articles et reportages spécialisés, notamment sur le travail de débardage en Dordogne, confirme sa place dans les exploitations modernes.
Par ailleurs, la dynamique des clubs et associations autour du cheval sport contribue à élargir l’audience et à fédérer les jeunes générations. Ces structures jouent un rôle capitale dans la transmission des gestes, des valeurs et des compétences nécessaires pour entretenir cette race emblématique. Par exemple, le club des propriétaires de chevaux de sport propose des événements et des stages très prisés qui augmentent la visibilité et la reconnaissance du cheval Comtois partout en France.
Une filière qui bâtit son avenir
De même, le Salon de l’agriculture n’est plus seulement un rendez-vous d’exposition mais s’affirme comme une fenêtre d’innovation, où la qualité de l’élevage jurassien se mesure à l’alliance de la tradition et du progrès. La présence des chevaux comtois dans ce cadre est un message fort adressé à toutes les filières agricoles : évoluer pour mieux valoriser.
En savoir plus sur les chevaux de trait comtois du Jura.
Regards croisés sur les élevages jurassiens : enjeux et opportunités des races équines et bovines au Salon
Dans cette édition singulière du Salon de l’agriculture, l’importance du Jura est mise en exergue à travers la présence exceptionnelle des chevaux Comtois et la notable absence des Montbéliardes. Cette configuration reflète les enjeux agricoles actuels qui touchent aussi bien la gestion sanitaire que la diversification des activités d’élevage.
Le département, avec son tissu d’éleveurs passionnés, illustre comment une filière traditionnelle peut se renouveler positivement. Alors que la race bovine traverse une période délicate, le cheval comtois, acteur historique de la région, offre un visage dynamique et univoc qui séduit de nombreux acteurs, de l’agriculture jusqu’aux sports équestres.
Les éleveurs, comme François Perrin, qui a vu partir au salon son étalon Heston, témoignent de ce succès avec fierté. Ils soulignent l’importance de la visibilité donnée aux chevaux Comtois, renforçant ainsi leur position dans un monde agricole en mutation. Cette valorisation participe à une meilleure reconnaissance locale et nationale, favorisant les échanges inter-régionaux.
Cette édition invite enfin à un dialogue renouvelé autour des techniques d’élevage, des perspectives économiques et des modes de gestion durables, où l’on peut désormais envisager une complémentarité fructueuse entre races équines et bovines. Le Salon de l’agriculture devient ainsi un lieu d’apprentissage partagé, de promotion du terroir et des savoir-faire jurassiens, ouvrant la voie à une agriculture renouvelée.
Pour approfondir cette vision, explorer des initiatives innovantes dans la gestion et les crises sanitaires, ainsi que découvrir la richesse associée aux chevaux comtois, plusieurs ressources spécialisées sont accessibles, notamment sur les chevaux de trait en milieu forestier ou encore sur les projets associant cheval et agriculture durable.
















